SQUARE JEAN COUSIN - Yonne

Propriétaire(s)

Ville de Sens

Téléphone

03 86 95 38 72

Fax

03 86 95 39 41

E-mail

espacesverts@mairie-sens.fr

Code Postal

89100

Ville

Sens

Département

Yonne

Site Internet

http://www.portaildusenonais.com

Description

Longtemps référence horticole de la ville et démonstration du savoir-faire des jardiniers municipaux, il constituait la promenade incontournable des habitants du centre ville, le lieu d'élection favori des photos de mariage !… Il conserve cette vocation.
D'une surface de 6.150 m2, ce jardin, rénové graduellement dans ses plantations, recèle nombre d'arbres et arbustes rares ou remarquables (arbre aux quarante écus, tulipier, arbre aux pochettes, etc.). Fleuri à profusion, il reçoit à lui seul pour la période estivale 15 000 plantes et perpétue la plantation des massifs en mosaïculture, art aujourd'hui parfois décrié mais tout à fait typique des jardins paysagers du XIXe siècle. Toutes les anciennes plantes à massif s'y retrouvent (tabac panaché, datura, lantana, héliotropes, bananiers, alocasias, balisiers) et côtoient sans complexe les couleurs vives des bégonias, sauges, tagetes, impatiens et autres plantes fleuries.
Un square à vocation contemplative qui reste dans sa tradition et sa conception d'origine et qu'il faut découvrir en particulier en avril et tout l'été.

Historique

Au commencement du XVIIIe siècle, les fossés de la ville, devenant inutiles, furent progressivement comblés et remplacés par un mail, véritable parure végétale ceignant le centre ville ancien, comptant actuellement 900 arbres de diverses essences. Cette promenade circulaire longeant les vestiges d'anciens remparts (boulevard du 14 juillet) s'agrémente d'espaces verts fleuris : kiosque à musique, tapis vert, place des Héros, square Jean-Cousin. Ce dernier jardin, créé en 1880 selon les principes de composition en vigueur à cette époque, représente le seul exemple sénonais de square typiquement XIXème
Cette conception du square, jusqu'au dessin et à tous les ornements de jardin, correspond intégralement aux modèles définis par l'architecte-paysagiste Edouard André, théoricien d'un style de jardin qu'il expose dans son ouvrage paru en 1879 « Traité Général de la Composition des Parcs et Jardins » et qui constitua jusqu'à nos jours, pourrait-on dire, la référence absolue en matière d'aménagement de jardins publics urbains. Dans l'élan d'une politique d'aménagements urbains se fondant sur une approche "hygiéniste" de nos espaces publics, il participera, en prologue d'une grande carrière d'architecte-paysagiste, aux travaux parisiens d'Haussmann et Alphand qui devaient, entre autres objectifs, donner aux classes laborieuses l'opportunité de respirer l'air pur, profiter d'espaces verts organisés et aux classes bourgeoises de se montrer. L'exemple étincelant de la capitale (Parc de Vincennes, Bois de Boulogne, Parcs des Buttes-Chaumont et Montsouris) suscitera un engouement dans toutes les villes de provinces, grandes et petites, qui eurent à cœur de créer leurs propres équipements : parcs paysagers et roseraies, squares, plantations d'alignement. Sens semble se situer dans cette mouvance. Le tracé des allées courbes et ondulantes, le choix très horticole des plantations, les fabriques qui jalonnent le square Jean-Cousin, les massifs et corbeilles qui figurent sur le plan d'origine dénotent une filiation exacte avec les principes alors en vogue.
La conception et la réalisation furent confiées à un horticulteur de Sens établi dans le Faubourg Saint-Didier, Joseph HEIM, qui traça son jardin dans l'écrin que constituait l'alignement des promenades. Il en coûta 5300 Francs de l'époque pour ce "square Cours Chambonas", ainsi dénommé avant l'implantation de la statue du célèbre artiste sénonais de la Renaissance, Jean Cousin, inaugurée le 3 octobre 1880 et qui lui donna simultanément son nom.
Les travaux réalisés par l'entreprise Heim conduisirent à implanter 2400 m² de plantations d'arbres et arbustes, réaliser 1200 m² d'engazonnement et constituer 3000 m² d'allées.
Les plantations furent massives et frappées d'une connotation horticole très prisée en ce XXème siècle, âge d'or de l'horticulture exotique comme en témoignent les états de plantation de 1880, très riches dans la palette variétale utilisée, et dont quelques spécimens subsistent encore aujourd'hui dans le square. Cent cinquante arbres d'ornement en baliveaux furent plantés (Erables, Platanes, Marronniers, Acacias, Tilleuls, Sophora) ; deux cent dix conifères furent introduits dont dix gros sujets à isoler sur les pelouses (sapins, épicéas, thuyas, ifs, mélèzes) ; deux cents arbustes à feuillage persistant furent installés en massifs-écrans (Lauriers, troènes, aucubas, fusains). Les bordures, comme il était de coutume à l'époque, furent constituées de deux mille pieds de lierre… Enfin, cent cinquante kilos de "Ray-Grass" vinrent ensemencer les pelouses. L'entretien du square, dès 1880, intégrait la garniture de six "corbeilles" florales, ornementation alors du dernier cri dans les jardins publics, la mosaïculture étant à son apogée. Une étude attentive du plan tracé par Joseph Heim révèle qu'il inséra son tracé dans ce qui restait d'une double rangée d'Ormes et qu'il dût s'accommoder, dans un premier temps, de la trame stricte de ces alignements des promenades, non sans avoir supprimé les sujets gênant le tracé harmonieux des allées. Les autres arbres, sénescents, disparurent progressivement pour laisser place aux nouvelles plantations effectuées auparavant, comme le confirme une décision municipale d'abattage en 1902. Dédié à l'agrément et la distraction des sénonais, ce premier jardin intégrait la sculpture statuaire avec celle, en pied, de Jean Cousin. Egalement, figurant dans le projet et construit en 1881, un kiosque à musique, fabrique typique des jardins XIXe et qui constituait l'autre point fort du square, à l'Ouest. Une petite fontaine en rocaille, ornement également très prisé à l'époque, subsiste encore dans un des massifs arbustifs, sur le côté Nord. La fontaine qui se situait près du hêtre pourpre, au centre du parc, a malheureusement été déplacée ensuite sous le Marché Couvert afin d'agrémenter une niche de l'escalier menant aux caves. Ceint à l'origine d'une clôture en bois, celles-ci furent remplacées dès 1889 par des grilles métalliques forgées puis par des grilles plus ouvragées sur un muret bas.

Informations Pratiques

Ouverture

Ouvert toute l'année de 8h00 à 20h00

Tarif(s)

Entrée Libre

Durée de visite

00h00

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