Parc et jardins du château de Bussy-Rabutin (36 ha) - Côte-d'Or

Parc et jardins du château de Bussy-Rabutin
Parc et jardins du château de Bussy-Rabutin
Parc et jardins du château de Bussy-Rabutin
Parc et jardins du château de Bussy-Rabutin

Propriétaire(s)

Propriété d'Etat

Téléphone

03 80 96 00 03

Fax

03 80 96 09 46

E-mail

chateau-de-bussy-rabutin@monuments-nationaux.fr

Adresse

Rue du Château

Code Postal

21150

Ville

Bussy-le-Grand

Département

Côte-d'Or

Site Internet

http://www.chateau-bussy-rabutin.fr

Jardin remarquable

Description

Crédits Photos PHB : © Philippe Berthé / Centre des monuments nationaux
Crédit Photo DB : © David Bordes / Centre des monuments nationaux
Crédit Photo Eurociel : © Corret Eurociel / Centre des monuments nationaux

1. Accueil
2. Pigeonnier
3. Allée d'honneur du château
4. Allée en patte d'oie bordée de tilleuls
5. Pont dormant
6. Douves
7. Fruitier Conservation des pommes et poires
8. Parterre classique Buis, ifs, houx, roses anciennes, pivoines
9. Bassin central
10. Exèdres
11. Fontaine et « la Nymphe » de Joseph Moreau (1836)
12. Candélabres du 19e siècle provenant d'un ancien hôtel de Dijon
13. Petit bassin décoré de pyramidions lavoir au 19e siècle
14. Grand bassin
15. Labyrinthe Ifs et « arbre aux quarante écus » (Ginkgo Biloba"
16. « Glacières » Celliers des 18e et 19e siècles
17. « Etoile » charmilles et noisetiers

Type(s)

Jardin à la française, Jardin roseraie.

Eléments remarquables

Statue, Sculpture, Edifice, Fontaine, Cascade, Théâtre de Verdure.

Elements végétaux

Arbustes, Plantes vivaces.

Historique

La terre de Bussy n'est mentionnée qu'au début du XIVème siècle. Un acte de 1348 évoque la présence d'un « manoir séant sur la rivière ». Si des éléments permettent d'affirmer l'existence de la propriété dès le XIVème siècle, aucun document ne témoigne de l'organisation des jardins à cette période.
Né en 1618, Roger de Bussy-Rabutin, militaire et homme de lettre devient seigneur de Bussy en 1644. Il confère sa célébrité à cette terre. Elle avait été acquise en 1602 par son grand-père, François de Rabutin, puis transmise en 1618 à Léonor de Rabutin, père de Roger de Rabutin.
En 1665, il est exilé à Bussy-Rabutin où il se consacre à embellir l'intérieur du château et entreprend de tracer des jardins « comme Versailles des carré de buis en compartiment , et de part et d'autre de cette composition, deux exèdres rectangulaires ,clos de murs et bordés d'un promenoir en terrasse légèrement surélevé » et ceci jusqu'à sa mort en 1693.
Son fils Nicolas hérite de la propriété. Aucuns travaux apparents ne sont connus durant cette période. Il disparait en 1719 ; le frère et la soeur de Roger de Rabutin vendent alors la seigneurie de Bussy.
Elle est acquise en 1733 par un conseiller au Parlement de Bourgogne, Etienne Dagonneau de Marcilly et sa femme Geneviève-Alexis de Salins, italienne et d'une famille très fortunée. Il entreprend de constituer un vaste domaine à l'italienne et de le faire fructifier. Etienne Dagonneau meurt en 1738 et sa veuve poursuit son oeuvre avec acharnement. C'est la période la plus documentée sur l'histoire des jardins de Bussy-Rabutin : elle inspire la restauration effectuée par Frédéric Didier en 1993.
Geneviève-Alexis de Salins achète des terres en 1759 et 1764, elle fait refaire les douves et les ponts entre 1747 et 1752, tout en s'intéressant à l'ensemble des bâtiments agricoles « bergerie, grange, séchoir… » La glacière apparait sur le domaine à cette période. Elle entreprend l'aménagement du parc de 34 hectares et prend à coeur de rendre plus agréable les alentours du château :
- La partie forestière est dotée d'allées en plateau, une partie est dévolue à la pâture
- L'avant-cour est aménagée en patte d'oie, les allées sont bordées de tilleuls, une partie est conservée en prairie pour la pâture
- Une partie des jardins est constituée de bosquets de charmilles formant une étoile et 2 salles vertes dont une circulaire et l'autre avec une forme allongée, qui pourrait être une lice de tir à l'arc ou autre jeu.
- Les sources abondantes à cette époque sont canalisées afin de desservir l'ensemble du réseau hydraulique du domaine.
C'est à son initiative qu'on doit le parterre fleuri sur la terrasse, le bassin rond avec son jet d'eau, le pédiluve « qui servait d'abreuvoir », le canal en contrebas, un nouveau jardin potager et un verger (1755,1758). Elle préserve le décor intérieur du château.
En revanche, son fils Etienne-Marie, d'un tempérament prodigue, dérobe et revend des tableaux. Elle le fait enfermer en 1777 pour vol et le déshérite. Un état des lieux très détaillé du château et du domaine est alors rédigé en 1781 par Pierre-Louis Baudot, magistrat et érudit bourguignon. Ce document est consultable à la bibliothèque municipale de Dijon. A la mort en 1790 de Geneviève-Alexis de Salins, l'ensemble de ses biens revient à son neveu, l'abbé Denis Robert Prévost. Ce dernier émigre en 1792 et le domaine est mis sous séquestre.
En 1800 la République abandonne Bussy aux débiteurs des Dagonneau. Les quinze années suivantes se succèdent différents propriétaires dont Vuillerod qui rembourse les dettes puis revend le domaine à Calignon. Durant ces années, il ne semble pas que les jardins aient fait l'objet d'un soin particulier.
En 1818 le château est vendu à Jacques Dorneau, propriétaire fortuné qui s'est enrichi sous la Révolution en spéculant sur la vente des biens nationaux. Il devient maire de Bussy le Grand. Il sauve le décor du château, rachetant de nombreux portrais dispersés et restaure l'édifice. Il fait bâtir le mur d'enceinte qui clos l'ensemble de la propriété en 1832. Après la mort de sa fille en 1834 et n'ayant plus de successeur, il vend.
Le 5 août 1835, le comte Jean Baptiste César de Sarcus est le nouveau propriétaire. Il prend le parti de remodeler entièrement le parc : il redessine les parterres de buis, aménage un lavoir rectangulaire dans l'ancien verger et transforme considérablement l'avant-cour. L'allée en patte d'oie est supprimée et le pédiluve rebouché au profit d'un axe central et d'une allée circulaire. Il fait l'acquisition de plusieurs sculptures pour agrémenter l'ensemble : « L'enlèvement de Proserpine par Pluton », d'après François Girardon ; « Junon et son paon », attribué à Jean Dubois ; « Cybèle et sa corne d'abondance », de Claude-François Attiret ; « Jupiter lançant la foudre », attribué à Claude-François Attiret ; « La Nymphe », de Joseph Moreau.
Par ailleurs, il restaure les portraits et continue l'oeuvre de décoration intérieure entreprise par Roger de Rabutin. A la demande de Sarcus, le château de Bussy-Rabutin est classé en totalité au titre des monuments historiques dès 1862. Les descendants du comte de Sarcus poursuivent son oeuvre et le domaine est cédé en 1919 à un riche industriel de Grenoble. Dès 1927, ce dernier cherche à se défaire du domaine qui connait alors une nouvelle période d'abandon.

L'Etat achète le château le 20 novembre 1929 et entreprend immédiatement des travaux de sauvegarde. Entre 1989 et 1993, la restauration des jardins et du grand commun est réalisé. Le plan dressé à l'occasion des travaux effectués entre 1755 et 1758 par Geneviève-Alexis de Salins, a servi de base de réflexion à cette restauration, qui a cependant conservé certains aménagements du XIXe siècle.

Informations Pratiques

Protection

Classé M.H.

Ouverture

Ouvert tous les jours sauf 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre
Du 15 mai au 14 septembre de 9h15 à 13h et de 14h à 18h
Du 15 septembre au 14 mai de 9h15 à 12h et de 14h à 17h

Tarif(s)

Château + jardins : 7,50€ plein tarif, 6€ tarif groupe
Jardins seuls : 3€
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour les 18-25 ans ressortissants de l'Union Européenne

Type(s) de visite

Visite libre, Visite guidée, Rdv Groupes.

Durée de visite

45

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